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jeudi 29 janvier 2015

R HOU A.- Soumission, Michel Houellebecq, Flammarion, 2015

Note : Gr

L'histoire
Un prof d'université qui a une vie proche de l'amibe se voit balloté (c'est ballot) par une situation politico-sociale qui vit un profond chamboulement. 

Mon avis
Ach so ! Polemik... ouai bon ben ça casse pas trois pattes à un canard. On m'a demandé de lire ce livre histoire de savoir qui de l’œuf ou de la poule c'est cassé en premier. (les critiques littéraires sont dithyrambiques  du magazine littéraire en passant par France Inter...) Je regrette de l'avoir lu c'est certain, grosse perte de temps. Je suis un peu sèche, c'est vrai,  le sujet de base était très intéressant et aurait mérité d'être vraiment traité ce qui n'est absolument pas le cas. Dans les livres de politique-fiction et autres uchronies sérieusement écrites (les critiques littéraires ne doivent jamais lire d'uchronie) on a une description poussée des causes, des arcanes politiques et économiques qui ont permis aux héros d'en arriver là où ils en sont. Tous les deux chapitres on est noyé sous les descriptions fornicationesques du prof-bivalve (étrange mutant entre un étranger camusien et une huître) dont on se contrefiche dans les grandes largeurs. Le reste de l'histoire m'apparait comme des dépêches AFP qui tombent "ploc !" sans qu'il n'y ai de retour sur l'info brute. Alors est ce que ce livre est raciste ? Réponse je n'en sais fichtre rien, mais ce que je ressens c'est que j'ai perdu beaucoup de temps et que je me suis tellement ennuyée que j'ai abandonné sa lecture aux trois quarts. Donc jusqu'aux trois quarts je n'ai pas vu de quoi m'offusquer, c'est de la fiction politique et c'est bien tout. En revanche je n'ai jamais aimé Houellebecq et sa façon d’amener les choses pour forcer les gens à polémiquer, on peut faire parler d'un sujet de société ou parler du racisme enfoui en restant un brin classe tout de même. Mais ça n'a pas l'air d'être le problème de Houellebecq. Je suis persuadée que les esthètes ont du aimer ce livre pour une bonne raison, j'avoue qu'elle m'échappe juste pour le moment.. Vous aurez remarqué que j'ai tout de même mis un Gr. Et c'est grâce au premier chapitre, le premier chapitre est un éloge de la lecture et du livre assez joli, ça méritait bien d'être remarqué. C'est loin d'être du Huysmans en tout cas, même si ce parallèle aurait pu être intéressant à cause de l'aspect creux de la vie du prof.

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mercredi 2 mai 2012

BD MAU A.- Maus, Art Spiegelman, Flammarion, 1993


Note : Grrrrrrrrr

L'histoire
Artie va rendre visite à son père et lui demande de lui raconter sa vie durant la seconde Guerre Mondiale. Vladek va raconter la montée en puissance du racisme jusqu'aux horreurs de l'holocauste et le camp d'Auschwitz. 

Mon avis
Une BD zoomorphique sur la déshumanisation totale. Je dois avouer avoir été... ben mince... en fait je pense qu'il n'y a pas de mot pour ce que j'ai ressenti : une profonde tristesse, une grande colère, de l'ulcération, de l'apitoiement, de la résignation, de la combativité... bref, j'ai eu pas mal d'émotions par pages... Tout ce contre quoi Vladek m'aurait mis en garde de leur inexistence en temps de guerre. 
Vladek rappelle à son fils la fragilité de l'humanité "Des amis ? Tes amis ? Enfermez-vous tous durant une semaine dans une seule pièce... Alors tu verras ce que c'est les amis...", Art Spiegelman dessine les nationalités sous la forme de cochons pour les Polonais, de souris pour les Juifs, de chats pour les Allemands, de grenouilles pour les Français mais cette animalisation devient secondaire voir même inexistante pour le lecteur ; ce qui me ramène à une chronique faite précédemment sur le manga Cat shit one qui avait, à mon avis, utilisé ce procédé à mauvais escient les ficelles étaient trop voyantes.  
Cette BD est également un témoignage sur la transmission d'un père à un fils, du coup, les phrases sont simples, directes comme le sont les discussions dominicales avec les familles, nous révélant le coeur même du génocide tout en mettant la distance nécessaire pour nous permettre d'analyser. Les détails sont on ne peut plus réalistes l'horrible "Arbeit macht frei" par exemple n'a de cesse de nous rappeler que tout ceci s'est bien produit. Je reviens encore dessus mais je pense que lire La Vague ou voir le film est complémentaire afin de comprendre la montée des nationalismes et des violences envers un groupe. Une BD à lire et à faire lire, longtemps j'ai tourné autour sans jamais me décider avec le pressentiment que ce livre allait me remuer, il l'a fait. 
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mardi 27 décembre 2011

SF KEY A.-Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes, Flammarion, 1959, 2004, 8,50€

Grrrrrrr

L'histoire
Charlie est retardé mental. Un jour le professeur qui le suit le fait convoquer, une opération pour démultiplier ses facultés est possible depuis que cette dernière a été testée avec succès sur une souris du nom d'Algernon. L'opération a lieu, Charlie est poussé à écrire un journal pour rendre compte de l'avancement de ses progrès. Mais Charlie a du mal à se faire accepter, son passé le suit comme une ombre. Un jour Algernon montre des faiblesses.

Mon avis
Un livre magnifique sur l'inexorable, sur la perception des choses, sur ce qu'est "être soi". Je me suis posé également pas mal de questions sur l'amitié telle qu'elle est vécue par Charlie et son rapport à l'intelligence. Plus Charlie fait preuve au monde de son intelligence moins il a d'amis et inversement il aura des amis lorsqu'il est lui-même. Je recommande vivement ce roman à tout le monde. 
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