Affichage des articles dont le libellé est *10-18. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est *10-18. Afficher tous les articles

lundi 29 juillet 2013

R THE A.- Jeu de pistes, Marcel Theroux, 10/18, 2011

Note : Grrrrrrr

L'histoire
Damien vient d'hériter d'un oncle dont il se souvenait peu. Mais voilà que son enfance chez cet oncle revient à la surface et les jeux de pistes de ces temps passés également. Damien tombe sur un début d'histoire étrange entamé par son oncle écrivain se pourrait-il que cette énigme le mène vers des secrets enfouis ?  

Mon avis
Belle écriture et la représentation de la solitude est on ne peut plus réaliste. J'ai beaucoup aimé toute sa galerie de personnages simple et plein de justesse. Les holmésiens apprécieront le clin d'oeil. Il faut apprendre avec se roman à se laisser entrainer dans le monde de souvenirs de Damien, l'introspection quasi permanente peut être pesante pour les amateurs d'action. J'ai aimé la négation que fait Damien du mon de son oncle original il est vrai. 


Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 8 avril 2012

P BUR A.- La Triste fin du petit enfant huître et autres histoires, Tim Burton, 10/18, 1997

Note :  Grrrrrrr

L'histoire
Des enfants affublés de terribles tares subissent les traumas du quotidien. Ce qui ne parait être pas grand chose pour nous est symboliquement l'enfer pour eux.  L'enfant robot, celui avec des clous dans les yeux, la reine pelote à épingles, le gamin pingouin, l'enfant huître autant de petits martyres sacrifiés sur l'autel de la normalité. 

Mon avis
Voilà un petit recueil qui parlera aux adultes se souvenant de leur enfant intérieur, de cette cruauté subie parfois oubliée qui ressurgi avec ces petits textes fantastiques. Je suis fan des illustrations de la main de Tim Burton. A tout ceux qui ne peuvent pas aller à Paris voir la rétrospective Burton je conseille ce petit recueil de poème qui à lui seul est une clef pour relire l'intégralité des films de ce petit génie du 7ème art. La traduction de René Belletto n'est pas mal du tout même s'il prend quelques libertés avec le texte. Pour ceux qui ont vu Vincent, je trouve que l'on voit tout à fait Tim Burton transparaître de cette inquiétante étrangeté naïve. 

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 20 septembre 2011

SF CAS A.- L'invention de Morel, Adolfo Bioy Casares, 10-18, 2008, 1940

Note : Grrrrrrrrrr

L'histoire
Un prisonnier évadé se retrouve sur une île. Il essaie  de mener sa vie comme il l'entend jusqu'au jour où des personnes qui ne semblent pas lui prêter attention font leur apparition. Le prisonnier amoureux d'une jeune femme à l'allure d'une gitane va entrer dans un monde qu'il ne comprend pas. 

Mon avis
A placer dans le panthéon des incipits aux côtés de ceux de Théophile Gautier voilà une très jolie phrase d'amorce qui force d'entrée de jeu notre curiosité : "Aujourd'hui, dans une île, un miracle c'est produit." une foule de questions se pose alors à vous, mais pas seulement, on vous parle de quelque chose qui pourrait se passer maintenant au moment où vous lisez ces lignes qui entre dans le réel, le concret et ensuite on vous parle dans la même phrase de miracle et de surnaturel. L'intrigue en une phrase est plantée. Tiens c'est marrant je viens de me rendre compte que j'ai parlé de Gautier juste avant et que je vais en reparler à présent pour une autre raison. Chez Gautier, les femmes sont inaccessibles, intouchables, elles ressemblent à des statues que l'homme ne peut pas s'approprier tout juste bon à regarder en spectateur, en amateur d'art. Chez Casares c'est exactement la même chose, Faustine dont le narrateur tombe amoureux est inaccessible, on ne peut lui parler, elle est en représentation comme un personnage sur fonds de coucher de soleil peint. Si Gautier s'inspire de la sculpture, Casarès lui s'inspire de la peinture, son personnage est en quête de couleur pour son jardin naïf, les "tableaux" représentés sont toujours dans un cadre végétal. Et ce n'est pas pour rien car Casarès nous parle d'image, d'effacement, de restes de peintures, de traces.  Et puis il y a ce piège qui se referme sur le lecteur et sur le héros, cette tension cruelle qui fait penser aux nouvelles de Maupassant et de Villiers de l'Isle Adam, les personnages jouent leurs rôles perpétuellement, empêtrés que nous sommes dans cette répétition nous devenons petit à petit claustrophobe, quand allons nous comprendre ? Quel est l'enjeu ? Que se passe t'il ? La tension monte alors que concrètement il ne se passe rien. Nous avons soudain peur. Cela me rappelle la musique des dents de la mer qui avec deux notes nous fait entrer en ébullition jusqu'à ne plus pouvoir nous contenir. 
Revenons à l'incipit. On vous donne une donnée tangible "aujourd'hui" puis on la démonte en vous assénant un "miracle"qui rend floue soudain la frontière entre mythe et réalité. Cela ne vous rappelle pas autre chose ? L'île en elle même pardi ! Ne trouvez-vous pas cette île étrange aux bords marécageux qui menace notre évadé et le pousse à l'inconfort alors que dans le même temps le museum ainsi que les bâtiments sont ancrés dans le concret, construits en dur. Je dois m'arrêter là car je sens  que je vais aborder la fin et le discours de Morel qui explique tout et ce n'est pas le but ici de dévoiler la fin. Pourtant il me faut ajouter ici le fantôme de Swedenborg qui hante encore ces pages, une fois de plus dans les récits fantastiques il apparait en filigrane, ses théories sur le regard de l'âme étant reprises ici à la perfection. Il faudra donc que je lise Swedenborg que je ne connais qu'au travers de recoupements de ce qu'en ont dit une pléiade d'auteurs.  Le mot de simulacre de vie semble être la clé pour comprendre tout ce qui se joue sous nos yeux.Un roman littéraire au sens strict à découvrir ! Je ne le connaissais pas et n'en avais jamais entendu parler. Je dois avouer m'être demandé si les auteurs de Lost avaient lu ce livre, en connaissaient l'existence. Roman à conseiller aux amateurs de Lettres. 

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 26 janvier 2011

R WOO A.- Tous cambrioleurs, Pelham Grenville Wodehouse, 10/18, 1989, éd. originale 1923

Note : Grrrrrr

L'histoire
My tailor is rich... enfin moins que Lord Emswoth... même s'il ne peut toucher un malheureux cent de sa bourse dont les cordons sont tenus serrés par les femmes de la maison. Aux grands maux les grands remèdes, même si parfois le remède est pire que le mal et qu'honni soit qui mal y pense... vous ne me suivez pas ? Alors vous suivrez peut-être mieux les petits désagréments de nos amis les lords anglais, qui ne vivent pas dans le même monde que le commun.  

Mon avis
Sur les plus de 90 livres de Wodehouse je ne suis pas tombée sur le meilleur. Autant la série des Jeeves sont devenus des classiques de la littérature autant j'ai des doutes pour celui-ci.  Pourtant les aventures bucoliques de Lord Emsworth  me semblaient si délicieuses au premier abord avec son lot d'humour décalé mimant à la perfection la gentry anglaise.  J'ai d'ailleurs trouvé cela beaucoup moins drôle que d'habitude excepté quelques descriptions des personnages. 
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 10 décembre 2010

RP BOU A.- Le fantôme de Baker Street, Fabrice Bourland, éd. 10/18, 2008

Note : Grrrrrrrr

L'histoire
Un duo de détectives, Andrew Singleton et James Trelawney, venus s'installer à Londres  vont recevoir la visite de Lady Conan Doyle en personne, veuve d'Arthur Conan Doyle, le père littéraire de Sherlock Holmes. Le nouvel appartement du 221 Baker Street semble abriter un célèbre locataire fantomatique. Les deux jeunes limiers vont se trouver confrontés à de mystérieux crimes qui leurs échappent. 

Mon avis
Agréable petit roman policier "à l'anglaise", Fabrice Bourland semble extrêmement bien documenté sur le personnage de Sherlock Holmes et se sert bien de ce qu'il sait. Ses deux détectives sont sympathiques et humains dans le sens où ils sont faillibles et n'incarnent pas de formidables super-héros comme nous sommes habitués à rencontrer dans la littérature actuelle. Le livre m'a beaucoup plu néanmoins je lui ai trouvé deux défauts, le premier réside dans le fait que je ne vois pas beaucoup l'intérêt de condenser tous les méchants sur les 30 dernières pages du livre s'il n'est fait aucune utilisation d'eux dans les 211 pages précédentes. C'est un peu comme si, piégés par de dangereux criminels, on tentait de se défendre avec un gigot d'agneau congelé alors que nous sommes au beau milieu d'un arsenal entouré d'armes dernier cri en parfait état de marche, le gigot d'agneau est fonctionnel certes, mais malgré tout, comme le disait Amin Dada "Nul ne court aussi vite qu'une balle de fusil". Bref, sur cette prose coupable j'en viens à ma deuxième remarque qui est peut-être liée à la première ou tout du moins ne lui est pas étrangère : la fin est bâclée. Tout se termine de la façon la plus entendue qui soit, j'avais même engagé un pari que j'ai gagné, concernant de ce qui était de deviner la fin... Tout le monde se quitte à grand renfort de tapes amicales dans le dos, les "méchants-méchants" sont dissipés jusqu'au dernier nuage de fumée et les gentils-gentils se promettent de continuer d'enquêter sur de plus ténébreux mystères, décevant pour un début qui se voulait on ne peut plus prometteur.


Rendez-vous sur Hellocoton !