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dimanche 17 juillet 2011

R INO A.- Kôsaku, Yasushi Inoué, Ed. Denoël, collection Folio, 2011

Note : Grrrrrrrr

L'histoire
Un enfant nommé Kôsaku vit chez « une » grand-mère, Onui, qui n'est pas la sienne. L'ancienne maîtresse de son grand-père, l'élève aussi bien que son propre petit-fils prenant soin de lui comme elle le peut. Kôsaku grandit au sein de ce petit village campagnard de début de siècle avec ses fêtes, ses coutumes, ses obligations, ses peines. Mais tout a une fin, toujours.

Mon avis
Yasuchi Inoué est le fils d'un chirurgien militaire, il est élevé par la maîtresse de son arrière grand-père, il est épris de poésie. Pourtant est-ce que Yasuchi est Kôsaku ? Quel bel hommage pour cette femme qui l'a élevé comme la chair de sa chair en tout cas. Ce livre fait partie d'un diptyque de la vie de Kôsaku qui s'ouvre avec le premier volet nommé Shirobamba. Je ne l'ai pas lu mais il ne m'a pas manqué. J'ai toujours l'impression quand je lis des livres de cet auteur qu'il écrit avec les éléments. En lisant son livre j'étais à la fois dans des forêts nippones silencieuses ou soudain le moindre bruit prend une amplitude phénoménale pour celui qui écoute, j'étais aussi comme sur la plage regardant le roulis des vagues et se faisant surprendre parfois par le ressac. Car Inoué décrit le quotidien éternel d'un pays, les obligations, les petits bonheurs, les douceurs, la mort, les batailles, tout ce qui constitue une vie ordinaire, mais dans ce quotidien campagnard parfois monotone viennent à nos oreilles et à notre vue de petites scènes miraculeuses, la découverte de « l'homme aux champignons » dans la forêt, le partage des kakis, le cadeau des crayons de couleurs, la chasse aux oiseaux vite abandonnée, les bains. Toute ces perles opèrent un surgissement dans le quotidien de cet enfant en route vers l'adolescence. J'ai en tout cas été très impressionnée par le retour de la mère, si hautaine et si peu maternelle dans un sens. L'image des enfants camarades de Kôsaku allant rendre un dernier hommage à la grand-mère était aussi poignante. Curieusement, souvent le vocabulaire du monde fantastique refaisait surface les kappas et autres démons faisaient soudain irruption pour décrire des personnes, et cela venait compléter ce monde si tranquille.
J'ai beaucoup apprécié la traduction de Geneviève Momber-Sieffert, tout en finesse et respectant cette atmosphère très particulière propre aux romans d'Inoué. Moi d'habitude si critique je n'ai relevé qu'une seule chose qui m'interroge mais peut-être ai-je tort, je le souligne : le fils du vendeur de saké est décrit comme « gracile » pourtant tout le monde le voit comme pataud et apparemment fainéant, j'ai cru même comprendre lourd. N'est ce pas une erreur de définition ? Gracile veut bel et bien dire de forme élancée et fine. Encore une fois peut-être que je me trompe. C'est un détail infime dans un océan de tranquilité. J'ai tout particulièrement aimé les notes de bas de page de la traductrice quant aux coutumes du Japon, elles m'ont été nécessaires et étaient donc les bienvenues.

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dimanche 24 avril 2011

R GOS J.- Le petit Nicolas, Sempé-Goscinny, Ed. Gallimard, 1960

Note : Grrrrrrrrrr

L'histoire
19 nouvelles sur le quotidien d'un petit garçon prénommé Nicolas et de sa bande de copains de l'école. 


Mon avis
Peut-on lire de la littérature jeunesse à tout âge ? Réponse : OUI. Je pense que le Petit Nicolas est un des chefs d'oeuvre de la littérature, un ton juste, une écriture magistrale,  un humour à se rouler par terre. J'aime tout particulièrement les nouvelles suivantes : Les cow-boys, On a eu l'inspecteur, Je fréquente Agnant, qui ont des chutes à la mesure des plus grands nouvellistes. Le dessin de Sempé tout en finesse fait des merveilles, la plume de Goscinny me rappelle furieusement Prévert dans ses plus grandes heures. Je me rappelle qu'à 8 ans j'étais fan du petit Nicolas, j'avais tout lu et connaissais ses bêtises par coeur, tellement elles me faisaient rêver. A présent que je redécouvre avec mes yeux d'adulte ces histoires je me prends à rêver à nouveau à faire toutes ces bêtises, j'ai été trop sage petite fille... Oh et puis zut, avec qui vais-je pouvoir jouer à l'indien ? 
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samedi 31 juillet 2010

DVD SEP A.- Les Sept mercenaires, John Sturges, 1960

Note : Grrrrrrr

L'histoire
Un village de paysans mexicains fin XIXème siècle reçoit la visite de 40 bandits qui pillent leur récolte ne leur laissant rien pour survivre. L'ancien du village annonce à la population qu'il leur faudra se battre et pour cela engager des mercenaires. Ils tombent sur Chris Adams qui va leur permettre de monter un groupe de sept mercenaires aux talents précieux.

Mon avis
Excellente idée de voir les deux films et qui plus est dans cet ordre, car ce remake que j'aimais beaucoup petite me parait à présent fade, édulcoré et loin, très loin d'être aussi profond que le film de Kurosawa.

Ma mauvaise impression commence avec la brochette d'acteurs, tous des acteurs que j'aime bien, hélas, le film repose entièrement sur leur charisme et non sur l'intrigue. Ce qui pose un réel problème car la philosophie qui découle de cette histoire devrait être le personnage principal du film. Deuxièmement, même si tous les acteurs sont excellents, à chaque fois que Yul Brynner et Steve McQueen apparaissent à l'écran c'est comme si tous les autres n'existaient plus, c'est impressionnant de constater ce phénomène optique, ils mangent la pellicule comme si on vous braquait une lampe de poche en pleine nuit dans les yeux en vous disant "eh ! regarde la luciole là-bas!" Le seul qui s'en sort bien face à eux et qui prend sa place très à l'aise c'est Elli Wallach (souvenez-vous, Chuco le truand, dans Le Bon la brute et le truand) et Charles Bronson. Je notais sur l'article lié aux Sept samouraïs que je ne savais rien du vocabulaire du cinéma, mais tout de même cela m'a tellement énervé que je viens d'apprendre le terme de champ-contrechamp, ces derniers sont lourds et n'apportent rien du tout à l'intrigue, les paysans sont incarnés par de mauvais acteurs et ils ne sont pas du tout mis en valeur par l'intrigue. Néanmoins certains plans surtout les plans de village sont bien filmés et révèlent un bon réalisateur tout de même, même si, certains plans sont des copiés/collés de Kurosawa à la fois hommage et/ou fainéantise de retravailler les prises de vue qui ont rendu le film de Kurosawa si extraordinaire. Bon point tout de même pour le film, au sujet de la transposition de la ségrégation faite sur une population, le film montre clairement le racisme des américains vis à vis des indiens/mexicains et cela n'est pas anodin pour un western de 1960, car il me semble que jusqu'à cette date les mexicains et les indiens avaient très souvent le mauvais rôle. N'en disons pas plus tout de même car le film n'est pas une dénonciation en lui même et ne s'apesantit pas sur ce sujet durant tout le film.
A noter la musique mythique d'Elmer Bernstein à qui l'on doit la grande musique de SOS fantômes et de centaines d'autres films.

Je dois tout de même noter qu'un grand nombre de films vont ensuite rendre un vibrant hommage à ce film en particulier et la mise en abyme est parfois des plus étrange en effet, rappelez-vous de cette réplique culte dans La Haine "C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un building de 50 étages, et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer :
Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Mais le plus important c'est pas la chute... C'est l'atterrissage" bon, tout le monde s'en rappelle ? eh bien je l'ai entendu dans au moins deux autres films antérieurs au film de Kassovitz et c'est dans Les Sept mercenaires que l'occurence est la plus ancienne. Alors hommage ou pillage ?
Il faut bien le dire également, cette procession de stars masculines m'a furieusement rappelé Ocean's eleven basé sur le même principe.
Le film reste donc un des derniers bons grands westerns avant l'arrivée des séries B et des westerns spaghetti mais ne supporte pas la comparaison avec le film de Kurosawa même avec le casting impressionnant dont il est doté.

Yul Brynner
Steve McQueen
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lundi 12 juillet 2010

RP EXB A.-Imogène est de retour, Charles Exbrayat, Le masque, 1ère éd. 1960, Ed. 2009

Note : Grrrrrrrrr

L'histoire
L'horrible nouvelle vient de frapper. La population affolée rallie les bars pour avoir de plus amples nouvelles, certains villageois ferment les volets, d'autres se barricades car : Imogène est de retour.
Imogène sémillante rousse capable d'assomer un boeuf d'un revers et de tuer trois personnes avec une canne à pêche reviens dans son village natal écossais couler une retraite méritée. Mais si imogène reviens, les cadavres ne vont pas tarder et ça les fiers highlanders le savent bien. Cela ne loupe pas, le soir même un homme est retrouvé pendu. Qui, pourquoi ? cela, Imogène au péril de la vie des autres s'en mêlera.

Mon avis
Je ne connaissais pas du tout les Imogène, série de romans policiers de Charles Exbrayat, j'ai découvert en allant voir au cinéma la version avec Catherine Frot un univers merveilleux de drôlerie, se moquant gentiement des anglais et du sens patriotique des écossais. De plus, j'ai appris énormément de choses, le vocabulaire est riche en plus d'être fleuri, l'intrigue est palotte d'accord mais ce n'est pas cela le principal, eh non. Le principal réside dans la galerie de personnages incroyables et haust en couleurs d'Exbrayat.

Ce que j'ai appris
Colcannon = mélange de choux et de pommes de terre
Junket = Lait caillé parfumé au rhum
Encaisser des horions = coups violents (littéraire)
Resserre = Abri ppour les outils et meubles de jardin (réserve)
Lady Godiva = En l'an 1000 les habitants de Coventry étaient écrasés sous les taxes prélevées par le Comte Léofric, son épouse Lady Godiva le supplia de faire baisser ces taxes, celui-ci accepta à la condition qu'elle traverse la ville nue et à cheval ce qu'elle fit.
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