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samedi 7 avril 2012

F HIL A.- La Dame en noir, Susan Hill, L'Archipel, 1992, 2012

Note : Grrrrr

L'histoire
Un jeune notaire londonien est chargé de trier des papiers dans une vieille demeure juste après des funérailles afin d'organiser une succession. Or des apparitions viennent troubler son travail. 

Mon avis
Une histoire de fantôme assez classique qui n'est pas arrivé à me faire frissonner mais qui a le mérite d'être assez bien écrite.
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lundi 30 janvier 2012

B DUC A.-Elisabeth Ire d'Angleterre, Michel Duchein, Fayard, 1992

Grrrrrr
L'histoire
Elisabeth Ire a donné son nom au XVI ème siècle anglais et fait partie des rares dirigeantes de l'histoire. Pourquoi a t'elle marqué l'histoire et quels sont les grandes affaires qui l'ont propulsé au firmament des personnages incontournables de son siècle ?

Mon avis
Avant de lire cette biographie, je connaissais Michel Duchein qui est l'Inspecteur général honoraire des Archives de France et est très connu pour son goût et son sérieux pour l'Angleterre du XVI ème. "Oui et alors ?" me direz-vous. Ce détail est important car cette biographie prend une tournure de relevé archivistique des lettres et courriers envoyés entre ambassadeurs, régents et monarques. Le sérieux est donc de mise et pour moi est la preuve d'un travail de qualité d'archiviste et non d'historien (étant entendu qu'il n'y a aucune échelle de valeur entre ces deux professions) nonobstant Michel Duchein lui-même p.133 qui se déclare tenant plutôt de l'historien. Pour passer dans cette catégorie il m'aurait fallu avoir quelques considérations géographiques, sociales et économiques en plus de celles abordées dans les lettres. J'ai fort apprécié ce livre pour l'aspect non romancé qui sévit dans le milieu des biographies et qui m'énerve fortement lorsque" le romancier" prend le pas sur l'historien pour tenir des considérations propres au XXIème siècle en oubliant de replacer dans leur contexte les faits. Un livre à recommander donc aux amateurs éclairés d'histoire pure et dure.  
Avec la folie de la série des Tudor j'avais repensé au film diptyque de Shekhar Kapur sur  "Elizabeth" que j'avais franchement adoré. Je ne saurais trop que recommander en parallèle ce film où Cate Blanchett campe une reine absolument vertigineuse dans la démesure. 
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dimanche 9 octobre 2011

FY TOL A.- Le Seigneur des anneaux, John Ronald Reuel Tolkien, Ed. Christian Bourgois, 1992, 1954

Note : Grrrrrrrrr

L'histoire
Les Hobbits, petits êtres pacifiques mènent une vie simple peuplée de réjouissances en tous genres jusqu'au jour où l'aîné Bilbon Sacquet décide de partir du village. Ce dernier possède un bien étrange objet ramené il y a des années d'un voyage aventureux : un anneau. Il lègue ses biens dont le bijou à son fils adoptif Frodon. La bague semble posséder de bien curieuses propriétés car elle rend invisible à tous celui qui la porte au doigt. Malheureusement des cavaliers noirs semblent s'intéresser de près à cet anneau. Sous l'influence de Gandalf un magicien, Frodon va s'enfuir de la Comté et porter le poids d'un bien curieux héritage. Aidé par son fidèle jardinier Sam Gamegie et ses deux amis Pippin et Merry les jeunes Hobbits vont essayer de survivre aux embuscades tendues par l'horrible Sauron qui veut récupérer son bien l'anneau unique de pouvoir. Sur leur route les demi-hommes trouveront l'aide de curieux compagnons des Hommes, des Elfes, des Nains et d'autres créatures tout aussi fabuleuses.

Mon avis
Si je ne devais retenir qu'un seul roman de fantasy ce serait celui là, comme la plupart des lecteurs de la planète. Or je ne retiens pas de ces aventures le courage de Frodon, la bravoure d'Aragorn, l'obstination de Gandalf ou la cruauté de Sauron. J'ai lu trois fois ce romans en intégralité dans ma vie, une fois en 1998 si je m'en réfère à mes notes de lecture, une fois en 2004 après avoir vu les films de Peter Jackson et à présent une fois en 2011.  A chaque fois j'ai eu un coup de coeur pour trois personnages : le premier Sam Gamegie qui pour moi est le véritable héros de cette saga. C'est lui qui va à l'aventure dés le début en espionnant derrière la fenêtre les propos de Frodon et de Gandalf, c'est lui qui est la voix de la raison de Frodon en le raisonnant, en le poussant, en le tirant, en faisant de lui un héros. Sam Gamegie est pour moi le seul véritable sage, Frodon est prisonnier de sa mission, l'anneau le choisi plutôt qu'il ne le choisit. Sam, lui, est le maître de sa destiné, c'est lui encore qui en premier se propose de suivre où qu'il ira son maître. Mes deux personnages secondaires favoris sont ceux qui ont été délaissés par Peter Jackson Baie d'or et Tom Bombadil, pour moi ce passage est l'un des plus beaux de la somme des trois parties. Elles est aussi la plus poétique, la plus périlleuse, la plus joyeuse et la plus symbolique, elle est celle également qui fait le plus référence aux anciens cultes. Je reviens à ce que fait dire Tolkien à Frodon à propos de Sam nous aiguillant vers une autre compréhension des personnages : " J'apprends beaucoup sur Sam Gamegie au cours de ce voyage. Il a commencé par être un conspirateur, et maintenant c'est un ménestrel. il finira par devenir un magicien ou un guerrier." Récemment on m'a posé la question de savoir quel personnage j'aurais aimé être dans cette oeuvre. Cela m'a posé question, mise à part mon admiration de Sam Gamegie je ne me sens pas en phase aves les Hobbits, après relecture et réflexion je pense qu'être une Baie d'or aurait été des plus agréable. En dehors de cela éventuellement une Dame de Rohan mais sans grande conviction et à cause des chevaux. Je me rappelle qu'une amie perdue de vue depuis apprenait l'elfique, j'aurais adoré apprendre à l'écrire en tout cas. Les annexes de fin donnent envie d'en savoir plus et d'apprendre davantage de choses sur la Terre du milieu. 


Je garderai en mémoire la phrase de Bilbon "C'est une affaire dangereuse que de passer ta porte"

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mercredi 27 avril 2011

DVD DRA A.- Dracula, Francis Ford Coppola, 1992

Note : Grrrrrr
L'histoire
Un mystérieux comte Transylvanien souhaite venir s'installer en Angleterre. Il fait venir auprès de lui le jeune Harker prêt de se marier pour lui faciliter les démarches. Mais bientôt le comte montre une attirance toute particulière pour l'épouse de Jonathan Harker. Une passion dévorante. 

Mon avis
Première chose : je suis une fan inconditionnelle de l'oeuvre de Stoker. Deuxième chose : j'adore Coppola Problème : Est-ce que Coppola est fidèle au roman de Stoker ? Réponse : oui et non. Oui dans le sens où on voit bien que Coppola travaille vraiment sur  l'histoire même du romancier mais vient se greffer à tout cela le clash générationnel qui fait que Stoker était un romancier de son époque et que Coppola est un réalisateur de la sienne. Je m'explique, dans le roman de Stoker pas la peine de montrer un quelconque érotisme puisque d'une part il serait montré du doigt par toute la population de son époque et aussi parce que c'est l'absence d'érotisme qui créé une véritable fièvre dans cette lecture, attente récompensée par le sang substantifique arraché à l'innocent ; provoquant par là-même et enfin une catharsis du  lecteur. Comme le dit Stoker, le sang c'est la vie, mais la vie c'est quoi ? C'est l'amour et l'amour c'est quoi ? vous y voilà, vous comprenez vite. Le problème majeur c'est que Coppola humanise notre cher comte... pourquoi ? Dans le roman le choix même du style par introduction d'extraits de carnets intimes ou de correspondance et l'absence d'écrits de Dracula en font un être qui n'appartient plus à l'humanité. Voici un fondement du livre transgressé par une représentation idéalisée de Dracula amoureux, romantique, triste et j'en passe. Dans cette exacerbation des sentiments du comte, Coppola va jusqu'à le faire supplier qu'on lui offre la mort pour solde de tout compte et pas par n'importe qui par Mina elle même devenue une sorte de groupie de Dracula. 

Je suis passionnée de littérature populaire, qui est pour moi une catégorie qui ne peut exister que par le dialogue qu'elle noue avec tous les autres arts. Un roman acquière son caractère populaire lorsqu'il se voit devenir l'objet d'un film, d'une pièce, d'une toile, d'une sculpture... Il acquière ainsi une dimension de volonté d'appropriation de la part tout d'abord, d'un lecteur, d'un artiste qui se fait lui même sa propre idée du héros pour pouvoir le rendre encore plus grand. Or, lors de ma première lecture de l'oeuvre de Stoker, je n'ai vu que style, intelligence dans le placement des personnages, symbolisme, finesse. J'ai du passer par des films et d'autres livres dont le héros était Dracula pour voir enfin son aspect populaire. Très honnêtement, j'aime beaucoup le comte de Stoker parce qu'il est glamour grâce au magistral Gary Oldman, mais en grattant le vernis je m'aperçois que pour le style il est plutôt classique, que pour l'intelligence Coppola a loupé quelques petites choses en ne laissant pas assez de place pour la suggestion faite au spectateur plutôt que de lui donner du pré-mâché auquel il s'attend ; de plus, à cause de cela, certaines scènes tombent à plat, la scène où enfin Mina se donne à Dracula n'est jamais citée dans les plus beaux moments du film alors qu'il aurait du être le point d'orgue, tout cela à cause de la trop grande surenchère de violence données à voir avant. Imaginons cinq minutes être dans la peau de Coppola, si vous aviez voulu que votre film monte en tension crescendo, émeuve au possible le spectateur lorsque Mina dit enfin qu'elle reconnait son doux prince et qu'elle décide de se laisser saigner afin de vivre éternellement avec lui n'auriez vous pas laissé la tension monté un peu au lieu de tout donner dans la première demie heure ? Du coup la poursuite finale n'est pas terrible, on ne sent pas le danger. 
Ne venez pas croire que je crache dans la soupe, ce film a longtemps été mon préféré, mais le visionnage que j'en ai fait hier  m'a laissé un peu froide. J'ai réellement admiré les costumes, le montage qui était pas mal malgré quelques scènes que j'aurais coupé et le pompon sur le gateau étant les incroyables changements de Gary Oldman, sans compter le casting de folie extrêmement crédible avec la magnifique Winona Ryder (j'émet un doute tout de même sur Keanu Reeves qui m'énerve tellement par son inertie dans le film que je me serais fais un plaisir d'envoyer dans le même asile que la bête pensante du comte jouer le rôle du chaton). Le choix de certains effets spéciaux comme le champs de bataille suggéré par des ombres chinoises, les jeux d'ombre en décalé, tout cela est fort bien pensé et la marque d'un gigantesque réalisateur qui a ce culot là, de faire beaucoup avec peu. Question : Est-ce que le Dracula de Coppola est un bon film ? Réponse : oui excellent. Question : Est-ce que ce Dracula est le meilleur hommage à rendre à l'oeuvre de Stoker ? Réponse : non mais c'est cela aussi la beauté du jeu de littérature populaire, rien ne dépasse jamais le maître. 
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dimanche 22 août 2010

BD SHI D.- Shin Shunkanden, Clamp, éd. Glénat, 2005, original 1992


Note : Grrrrrr

L'histoire
Une prêtresse en Chine, Myon Fa, a une fille qui sait se faire respecter et se battre comme un garçon, Chu Nyan. Mais un jour le gouverneur de la province, profondément injuste avec la population va trop loin. Il laisse son fils kidnapper Myon Fa dans le but de la tuer. Un mystérieux voyageur fait son entrée dans la vie de la jeune Chu Nyan, il ne parait pas être ce qu'il est vraiment.

Mon avis
Mouai bon. C'est divertissant mais mou du genou, c'est peut-être un des premiers livres de Clamp en tout cas ce n'est pas à la mesure de ce qu'elles feront après. Mais bonne nouvelle c'était le dernier manga de ma bibliothèque !!! J'attaque les romans à présent !
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mercredi 23 juin 2010

DVD BAL A.- Ballroom dancing, Baz Luhrmann, 1992


Note : Grrrrrrrrrr

L'histoire
Scott Hastings est le jeune poulain d'une école de danse de salon tenue par papa, un peu barré dans un autre monde, et maman la super conquérante. Mais, un jour, Scott n'a plus de partenaire. Des auditions sont organisées, mais personne n'est assez bon pour Scott. Voilà que la plus moche du cours surnommée Frangipane lui demande de danser avec lui mais pas uniquement danser, de danser LES pas qu'il a inventé. Sa mère et son coach lui interdisent formellement de faire de nouveaux pas dans le plus prestigieux concours du district, cela pourrait nuire à sa carrière et être éliminatoire tellement les règles sont codifiées. Mais y tenant trop, Scott commence à s'entraîner dans le plus grand secret avec Fran qui tombe amoureuse de lui. Scott l'averti que c'est une façade pour des danseurs de faire croire le temps d'une danse à leur amour et qu'il n'éprouve rien pour elle. Le concours arrive et Fran est évincée au profit d'une danseuse talentueuse, belle et de renom jusqu'au moment où...

Mon avis
Je suis scotchée... Comment et pourquoi personne ne connait ce film ? Quand je dis personne, c'est que personne dans mon entourage (et il y a un paquet de monde) n'a jamais entendu parler de ce petit bijou. Il faut dire qu'il faut saisir dés la première image tout le second degré qu'il y a derrière. même lorsque ja vais sur le site de cinéma qui fait référence aucune photo des acteurs n'est activée. C'est le premier volet d'une trilogie The Red Curtain qui plus est dont les deux films suivants sont passés à la postérité : Roméo+Juliette et Moulin Rouge. Ah ben si, je vien s de gratter un peu, finalement le film est un peu connu puisqu'il a reçu une moisson de récompense dont à Cannes le Prix de la Jeunesse. Bon alors du coup je me demande ce que les 48 personnes que j'ai vu aujourd'hui ont fait en 1992 pour être passées à côté. La musique est grandiose et pas du tout datée et elle est de David Hirschfelder qui a travaillé pour ne dire que ça sur le fabuleux Shine et le non moins réussi Elizabeth. La preuve que je ne suis pas vigilente pour deux sous et que ce blog aura au moins réussi à me faire apprendre que le réalisateur d'un de mes films cultes Gatsby le Magnifique avec Robert Redford est également Baz Luhrmann. Palsembleu, sur cinq films qu'il a réalisé, quatre sont à présent dans mon panthéon et il existe un film que je n'ai pas vu. Humilitas ! Sans rire, la réalisation est impeccable au niveau esthétique, l'histoire est prenante (moi qui n'aime pas la danse, je vous jure...), les acteurs-danseurs inconnus sont excellents, la musique est géniale, la lumière est presque au top, le scénario est incroyable...
J'arrête c'est trop. Si je veux vraiment chercher un pou et encore c'est une lente, il manque une petite dimension métaphysique...quoique, la définition de la danse/de la vie est là... Bon, il n'y a donc rien à redire. Même les musiques annexes sont bonnes... L'affiche originale était particulièrement mauvaise l'accroche "Délire total" est réelle, quand on a vu les kilos de paillettes qu'il a fallu pour réaliser ce film, même aujourd'hui Baz Luhrmann en a certainement toujours dans les poches.
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