samedi 8 janvier 2011

A PAR J.- Parfaiteville, Claire Cantais, L'atelier du poisson soluble, 2010


Note : G

L'histoire
Parfaiteville se veut parfaite, peuplée de personnes parfaites, d'immeubles parfaits avec une politique parfaite. Mais qu'arrive t'il lorsqu'un homme "imparfait" est intégré de force ?

Mon avis
Je suis gênée et me pose la question de savoir si on doit dire toujours la vérité sur nos impressions. C'est la question que je me pose actuellement car cette fiche de lecture est consacrée à un petit éditeur que j'adore habituellement et à un auteur dont j'avais adoré le Je m'appelle Bernard, le fabuleux Comme chien et chat, le flamboyant et rouge de colère Raoul la Terreur et le très mignon Petit Lion que j'avais passé des jours et des jours à raconter aux enfants. Vous vous doutez bien que si vous lisez ces lignes c'est que j'ai fait un choix et ai pris mon parti mais j'ai du relire la phrase qui m'a décidé à alimenter ce blog plusieurs fois avant de me lancer. J'avais fait le pari de dire toutes mes impressions de lecture au risque de dire que j'avais aimé un roman de Barbara Cartland si j'en lisais un. Dieu soit loué pour l'instant ce n'est pas le cas. Pourtant aujourd'hui j'ai un problème de cas de conscience auquel je ne m'étais pas attendu. Je dois critiquer sévèrement un livre que j'aurais du encenser en temps normal et que l'esprit bien pensant s'outragera à l'idée que quelqu'un ai osé n'émettre  ne serait-ce qu'une ombre d'objection. Pourtant après avoir lu le livre d'Hessel je me dois d'être honnête et d'assumer ce que je pense de ce livre, honnêtement. Et je prie d'excuser mon audace à tous ceux qui font partie de la majorité bien pensante de France et de Navarre. Or donc, passé le dégout du graphisme (tons en demi-teinte, multiplication des matériaux avec du dessin et du découpage, texte illisible car voulant se placer dans une esthétique dadaïste), je me suis attardée sur le texte et la pensée véhiculée qui est pseudo-intellectualisante et enfonce clairement des portes ouvertes (rappel de ce qu'est le défonçage de porte ouverte : "Faire la guerre c'est pas bien et en plus ça tue des gens"). C'est un livre jeunesse, petite fable moralisante et il faut ben l'avouer je n'aime pas que l'on me fasse la morale. Bon alors ça c'est dit et je rougis de tant d'audace dans mes propos, mais c'est ma lecture. 
Rendez-vous sur Hellocoton !