samedi 24 mars 2012

CIN THE A.- The Artist, Michel Hazanavicius, 2011

Grrrrrrrrrr

L'Histoire
La grande star du muet George Valentin voit son monde s'effondrer avec l'arrivée du cinéma parlant. 

Mon avis
Je ne décevrai personne de mes amis en avouant que j'ai ADORE comme la majorité de la population. Ce qui est drôle en voyant le film après tout le monde c'est que l'on peut regarder les avis des grands critiques et voir à quel point ils ont senti le succès ou à quel point ils se sont trompés, ce qui l'est moins c'est que l'on peut être taxé d'être influencé par la success story que l'on sait. Mais ce qui me rassure c'est que vous savez à présent que je dis toujours ce que je pense même lorsque je mords dans un monstre sacré. Là, rassurez-vous j'ai les griffes rentrées et je ronronne de contentement. Je ne résiste pas au bonheur de citer un critique de Libération M. Lefort (sic), qui prévoyait un destin funeste au film d'Hazanavicius en disant ceci "Il faut en effet être de très bonne humeur pour s'intéresser au mélo à deux balles et trois Kleenex qui croise le cœur de George à celui Peppy [...] Le problème de "The Artist" n'est pas celui du faux-semblant mais du faux air" ou encore l'avis hilarant qui ne se voulait pourtant pas drôle de Jacques Morice de Télérama. 
En ce qui me concerne je dois dire que je suis comblée. Avant de vous dire pourquoi je dois revenir sur ce qui c'est passé aujourd'hui. Je croise une connaissance, à qui j'essaie de refiler des films muets (dont Le Voleur de Bagdad, un de mes films cultes) et des comédies musicales (dont Chantons sous la pluie et l'intégrale des films de Gene Kelly) depuis environ 9 ans, ce dernier s'esclaffe sur mes goûts et me dit que jamais il ne regardera des "vieux films" ce qui m'étonne car il "lit les inrocks" (re sic). Depuis décembre nous ne nous sommes pas croisés. Et voilà que je le rencontre, on papote et tout à coup il commence à me demander si j'ai vu En suivant la flotte (un vieux Fred Astaire, loin d'être le meilleur à mon sens), quiproquo je crois que c'est un nouveau film, il commence à me dire que j'ai de la culture cinématographique de retard et m'explique la vie de Fred Astaire comme s'il venait d'écrire Les comédies musicales pour les nuls. En grattant je m'aperçois qu'il a été voir The Artist et qu'il a tellement aimé qu'il a oublié son aversion des "vieux films" et se jette sur tout ce qui date d'avant 1955 frénétiquement. Je n'avais pas encore vu alors The Artist mais si ce film avait réussi à détourner du droit chemin un "indécrottable modernator" comme lui je le saluais bien bas. Et puis un doute m'a saisi et si le film n'était pas si bien que tout le monde ne le disait ? Et si The Artist n'était qu'une pale copie d'un des films que je chérie tant ? J'ai mis du temps pour aller le voir et finalement je ne suis pas déçue loin de là. De Douglas Fairbanks à John Gilbert en passant par Cary Grant comment ne pas penser à tous ces grands acteurs des années 20 à 40 ? Une pluie de clins d'oeil comme des scènes faisant penser à Metropolis, Ange, Ninotchka, M Le Maudit, L'Inconnu... J'en oublie ou j'en met trop mais cela m'a rappelé quelques scènes de ces films. (Un Douglas Fairbanks d'ailleurs m'est revenu en mémoire sur le jeu de Dujardin que je ne trouve nulle part et que j'aimerais bien dans lequel il incarne Arsène Lupin, si, si je vous assure mais il est introuvable même dans les fiches Allociné..) Bref, cela me donne une furieuse envie de me refaire une série pré 40'. 
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