lundi 28 juin 2010

CIN ROB A.-Robin des bois, Ridley Scott, 2010


Note : G

L'histoire
"Ben...c'est l'histoire d'un mec" qui assiste à la mort du Roi Richard Coeur de Lion et qui du coup revient en Angleterre se fait passer pour un mort pour sauver la rente d'une pépé qui s'appelle Marianne et va finalement foutre sur la gueule des français venus envahir en lousdé le pays alors que le monarque anglais Jean a l'intelligence d'une moule alpine mais la puissance de feu d'un croiseur.

Mon avis
Aaaaaarrrrrghhh ! Comment cette horreur a pu être proposée en ouverture du Festival de Cannes ? Ah je sais ! tout ça parce que c'est Ridley Scott et qu'il est bourré de tunes. Alors arrangeons lui le portrait à Ridley. J'avais des préjugés positifs au sujet de Ridley Scott après tout il nous a donné Thelma et Louise, Blade Runner, Legend et Gladiator que je défends bec et ongle. Mais du coup j'ai eu un doute après être sortie de la séance, était-il vraiment le réalisateur de ces films dont certains sont dans ma dévédéthèque, a t'il été menacé un couteau sous la gorge pour faire un film à 3 euros ? Je viens de pianoter sur sa filmo et je m'aperçois qu'il a fait pas mal de gros navets, une méchante ombre passe sur mes idées (et si ses succès avaient été un accident de parcours...) Non je n'ai rien dit, ça ne se peut pas... Parlons donc stricto senso du film. Le Casting : que des acteurs géniaux... en temps normal... ils sont tellement mal filmés que Russel Crowe a l'air d'avoir deux de tension et aucun sentiment en dehors "D'où se trouve le vin les gars ?", que Cate Blanchett parait avoir pris un coup dans les gencives terrible au niveau de sa crédibilité, qu'Oscar Isaac qui joue le rôle du Prince Jean est tellement empétré dans son personnage qu'on dirait qu'il a passé les six dernières années à Disney dans la peau du méchant Prince Jean/Lion du Robin des bois de 1973, que le pauvre Matthew MacFayden que j'ai adoré dans Joyeuses funérailles s'est vu attribuer le très disputé rôle de bouche trou sans avoir l'opportunité de montrer quoi que ce soit de son personnage (Ridley Scott doit le détester pour lui faire ça), que Marc Strong si brillant dans Sherlock Holmes est une sorte d'épouvantail à moineaux sans but ni cause ni passions, un casting génialissime devant incarner des personnages aussi vides que des cloches, mais ce n'est pas le pire... Malheureusement.

Ce film est basé sur une succession de clichés et de scènes déjà vues et revues. J'ai l'impression d'avoir assisté à un résumé de 150 films sur Robin des bois, heureusement, le ciel soit loué, on a échappé à Russel Crowe en collants verts... Alléluiah !!!
Ce qui est pire c'est que non content de piller les films de ses ancêtres (j'ai même trouvé des traces de Steven Spielberg, c'est pour dire...), Scott s'est plagié lui même...

A présent le scénario... Je connais un garçon de neuf ans et qui écrit de meilleurs scénarios que lui et pourtant il aime la baston et la met au premier rang mais il donne tout de même de la profondeur à ses personnages en leur donnant une raison d'être. Par exemple le méchant incarné par Marc Strong, pourquoi agit-il ainsi ? Quelqu'un a une réponse ? Non ? Tu m'étonnes. On ne le vois même pas être payé pour quoi que ce soit ? Il est méchant bénévole dans la vie ? Le roi doit être entouré d'une armée de poulets transgéniques, car qui pourrait, sans être manipulé, sans être grâcement payé, sans avoir un peu de confort histoire de mater les plus rebelles suivre des ordres incohérents comme il donne ? Marianne fait ce qu'elle peut, elle patauge dans les champs, se lave les pieds, délace la cote de maille de Robin, elle fait son rôle de potiche mais attention elle pourrait presque être intéressante à la fin lorsqu'elle arrive sur le champs de bataille en armure mais finalement non car elle manque de se noyer dans dix centimètres d'eau (Cate Blanchett a du l'avoir mauvaise après avoir interprété le magnifique Elizabeth). Je ne dis plus rien sur Russel Crowe qui a joué durant tout le film la joie, la peur, le doute, la faim, la colère, l'amour, avec cette expression là :

De plus, le nombre d'incohérences historiques me font frémir... Les gars devaient avoir des jets planqués dans la forêt pour parcourir des distances incroyables en trois mlinutes, rangs de la chevalerie non respectés, débarquement copié/collé d'Il faut sauver le Soldat Ryan, anachronismes en pagaille...bref, je m'arrête.
Passons aux seconds rôles... ils sont si profonds que leur principale motivation est leur ventre. Et je rigole pas...

Ce film m'aura au moins donné l'idée de créer un prix du film le plus bête de l'année.
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