lundi 23 août 2010

FY CLE A.- Le Feu de la sorcière T01 : Les bannis et les proscrits, James Clemens, éd. Bragelonne, 2006


Note : Grrrrrr

L'histoire
Une ado voit sa vie changée le jour où apparait sur sa main une étrange marque rouge. Deux hommes étranges arrivent dans leur modeste ferme et tuent toute sa famille. Un pouvoir destructeur émanant d'elle brûle tout sur son passage. En fuite avec son frère seuls rescapés, ils tentent de ne pas tomber aux mains du mal absolu mais croisent la route d'âmes charitables.

Mon avis
Je suis toujours estomaquée par le toupet des auteurs de série B, tout commence par une page entière de remerciements que tout bon lecteur saute allègrement, la vie privée des gens doit restée privée selon moi et je ne souhaite surtout pas savoir en quoi mémé à interféré sur la vie du jeune James Clément. Ensuite on attaque avec un préambule à mourir d'ennui. On enchaîne avec une pauvre copie d'assignation qui aurait pu être drôle si elle avait été mieux faite. Enfin, on croit commencer l'histoire... Mais non, c'est un leurre, on dit que l'auteur va raconter une histoire consignée à l'encre noire dans un livre, bon on se dit ça y est on a compris on va pouvoir commencer, eh bien même pas, à nouveau un prologue de 17 pages fait son apparition où l' on suit les aventures de personnages secondaires dont on se fiche éperdument... Enfin au bout de 40 pages apparait le titre du livre que l'on veut lire depuis le départ "Premières flammes" le feu a eut du mal à prendre...
Bon passons, des jeux de mots lourdingues apparaissent tels qu'ils burent une tasse de "Sho'kolat brûlant" entre autres néologismes du même acabit. Tout le monde se dit à ce stade, je suis moi aussi un grand auteur de roman méconnu, j'aurais pu trouver moins naze que ça. Et puis à partir de la page 119 on est pris inexplicablement dans l'histoire, les personnages balourds, vous semblent plus attachants (même si ce n'est pas totalement vrai, les personnages sont toujours aussi pourris jusqu'au moment où le jongleur, la nymphe et le guerrier décident de sauver les deux jeunes gens), les situations vous semblent plus périlleuses et malgré les faiblesses stylistiques vous continuez de lire. En fait, il y a une raison, les trouvailles de l'auteur, son imagination. Par exemple, j'ai trouvé génial le fait que le loup parle par images mentales à décrypter, j'ai trouvé très bien l'idée que le guerrier des montagnes se perde pour avoir menti une seule fois, que la faible et fragile nymphe devienne assoiffée de sang à la vue d'un elfe. Soyons honnêtes, ce premier volume de la série est nul mais plein d'ingéniosité et de conviction, on pourrait le conseiller à ceux qui ne veulent pas réfléchir, à ceux qui sortent d' une dépression et qui ne sont pas au meilleur de leurs facultés pour lire par exemple La Condition humaine, à ceux qui veulent se distraire et c'est tout. Bref, pour tout autre commentaire regarder la note ce sera plus éclairant.
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