lundi 6 septembre 2010

DVD HAR F.- Harry Potter 03 : et le prisonnier d'Azkaban, Alfonso Cuaron, 2004


Note : Grrrrrrrrrr

L'histoire
Harry va s'enfuir de chez les Dursley après une scène abominable. Seul il va chercher à regagner le monde des sorciers, le ministre de la magie va l'épauler pour une mystérieuse raison. La prison d'Azkaban a laissé s'échapper un terrible assassin : Sirius Black. Ce dernier cherche à atteindre si ce n'est Harry, en tout cas l'entourage du jeune garçon. La panique gagne l'école. Mais Harry porté par ses sentiments va vouloir prêter secours à plusieurs innocents, Hagrid et son hippogriffe et... Mais c'est sans compter sur les terribles détraqueurs, gardiens d'Azkaban qui aspirent les âmes et s'en prennent à Harry, les épouvantards, Drago Malfoy et Severus Rogue le magnifique professeur disciple de Voldemort.

Mon avis
Mon coup de coeur sans mais et sans si. Ce film ne gagnera jamais un prix du film car il est triplement coupable aux yeux des professionnels d'être un film pour enfant, un film à suite et à licence. Pourtant quel coup de génie de cet Alfonso Cuaron, comparse habituellement du puissant Guillermo del Toro. Des plans séquence de folie sur lesquels les plus grands réalisateurs se seraient cassé le nez, une multiplication des savoir-faire de dingue qui montre une maîtrise de l'art de filmé qui n'a pas de précédent. Pour ceux qui ne me croient pas, essayer de décortiquer le film en vous extrayant de l'intrigue vous verrez c'est insensé. Sans parler de Cuaron, les effets spéciaux sont à vous couper le souffle, je me rappelle avoir eu une série de frissons lorsque j'avais vu la scène du vol de l'hippogriffe au cinéma avec cette sensation de voler avec les personnages (si, si j'insiste). D'ailleurs en parlant de l'hippogriffe le travail de ce personnage a du être gigantesque. Les détraqueurs étaient effrayants à souhait. L'approche des personnages était plus intense, car le film était franchement plus grave. Et puis il y a le fameux personnage auquel personne ne songe : l'Ecosse. La maîtrise de l'art de filmer les paysages atteint son summum. La plupart des films que nous voyons (faites-y attention à partir de maintenant) se passent dans des décors où le soleil être toujours là à son zénith comme si la planète cinéma était un monde sur lequel la pluie ne tombait jamais. Mais dans le cas présent, le ciel est en permanence couvert, la lumière apparait par trouées, ce qui contribue à intensifier l'atmosphère lourde du film et où l'on sent la tension dramatique et le danger que courent les personnages. La qualité du "grain" de l'image est magnifique (il doit y avoir un nom mais je l'ignore) du coup les couleurs toutes très naturelles dans les gris, les taupes font ressortir chaque caractère comme autant de fils qui nous mènent vers un ailleurs possible. L'enchevêtrement du passé, du présent et de l'avenir de chaque personnage est défrisant. Ajoutons que Cuaron s'est permis des libertés que ne s'est pas permis Columbus par rapport au texte et ce détails loins de faire tâche dans l'univers de Rowling le complète, ça aussi c'est le summum de l'art de la réalisation. La musique qui reprend le thème est sensationnelle mais elle prend un nouveau tour comme dans le choeur des élèves de Poudlard qui donne une dimension merveilleuse supplémentaire. Résumons, musique, son, humour noir et grinçant, qualité de l'image, personnages d'animation ( les plus beaux depuis Dark Crystal), qualité de la réalisation, la technicité, esthétisme et... je les avais presque oubliés... LES ACTEURS avec EMMA THOMPSON la grande et GARY OLDMAN. Réunissant dans ce film le casting de mes rêves que je tourne en boucle dans mon esprit depuis des années et des années : Emma Thompson, Gary Oldman et Alan Rickman. Les trois acteurs sont fantastiques même dans un rôle humoristique ils font des ravages. Bref, ce film rejoint directement mon panthéon, qui l'eut cru, allez zou aux côté de Kurosawa et Ang Lee pour la peine. Viva Cuaron !
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