lundi 27 décembre 2010

F BLA A.- La Maison de Londres, Lydie Blaizot, Ed. du Petit Caveau, 2010


Note : Grrrrrrrrr

L'histoire
La Maison de Londres est le puissant groupement territorial qui régit les vampires londoniens au XIXème siècle. Rupert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel en font partie et ont prêté allégeance à leur chef suprême Jedediah Meakham.  Mais la Maison de Cardiff semble vouloir agrandir son territoire et une guerre est sur le point de débuter. Tout cela était sans compter sur un nouveau vampire qui "vit" très mal sa nouvelle condition et qui va mettre un joyeux bazar dans les affaires vampiriques londoniennes. Les trois mousquetaires loins de toute préoccupation politiques aspirent à une vie tranquille proches de leur famille et amis, pourront-ils parvenir à vivre leur mort paisiblement ?

Mon avis
Enfin un livre qui ne nous explique pas le pourquoi de l'existence des vampires en long, en large et en travers. Ils existent et puis c'est tout, ce qui est passablement agréable, trêve de verbiage insensé. Deuxième surprise agréable, les vampires renouent avec leurs qualités premières à savoir lire dans les esprits, se transformer, manipuler les êtres vivants etc... Pas de velléité d'être fondamentalement différent des autres vampires. Troisième bonne surprise les vampires ne sont pas très différents des humains dans leurs personnalités, j'ai apprécié le fait que Rupert soit un esthète, qu'Arthur soit un ancien militaire accroc aux explosifs et que Hubert soit désespéré de ne plus pouvoir pratiquer la médecine. Les personnages nous sont tout de suite très sympathiques, l'humour est très présent et pas mal exploité. Les citations shakespeariennes coulent à flot (un peu trop parfois... Shakespeare c'est bien mais point trop  n'en faut). Venons en à deux ou trois choses qui ne m'ont pas plu : l'auteur utilise un champs lexical familier propre au XXIème siècle, je rappelle que nous sommes en 1895 et tout ne peu pas être dit même si c'est sympa et que cela dynamise le tout, on aurait pu employer ce langage dans le cadre éventuel d'un roman steampunk ce qui n'est pas le cas et c'est dommage. Deuxièmement l'intrigue du départ ne se poursuit pas sur l'intégralité du roman, par exemple le personnage de Donald disparait définitivement au milieu du livre alors que c'es lui qui a initié l'action et que par conséquent il était devenu le personnage principal semeur d'embûches très drôle au demeurant. Troisièmement on ne voit absolument pas l'intérêt politique pour la maison de Londres de s'être amputé de ses meilleurs éléments en les envoyant à l'autre bout du pays pour un résultat discutable alors que la guerre est sur le point de faire rage. Mais, mais, mais, mais, vous me connaissez maintenant, je grogne je grogne mais je ne suis pas méchante et je dois avouer que j'ai pris un grand plaisir à lire ce roman sur les vampires qui est tout à fait proche de ma conception de ce que devrait être un livre de genre. A conseiller à tous ceux qui en on marre de Twilight et de séries passablement niaises de collections de livres à bas prix. Une mention spéciale aux éditions du Petit Caveau qui a édité ce trés joli livre et qui a su faire une très jolie couverture, de plus ce livre est agréable à lire et à tenir en main. 
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