vendredi 17 février 2012

873 CES A.- La Guerre des Gaules : Suivi des réflexions de Napoléon 1er et de la vie de César par Suétone, Editions de la Renaissance, 1963, -58

Grrrrr
L'histoire
Jules (paix à son âme) se voit confronté à la crainte de voir Rome subir une guerre inopinée avec les peuples gaulois si un jour ils se réveillaient. Comme il vaut mieux prévenir que guérir le brave Jules (paix à son âme) décide d'aller tous les calmer "sévère". Ce qui entre nous soit dit, l'arrange bien au passage car il peut enfin agrandir son territoire. 

Mon avis
La première question que je me suis posée était à qui ce livre était destiné sous le règne de César. Ce dernier emploi le nous de majesté et ce texte est clairement une propagande laissant pensé que le pauvre Jules ne voulait pas la guerre en grand pacifiste qu'il était mais y a été contraint et forcé... 
Deuxième question que je me suis posée : mais alors si je comprends bien c'est à cause des Helvètes si la guerre avec César a été déclarée ? A la place de Jules je leur aurai filé un peu des bénéfices pour m'avoir permis de faire la plus belle affaire de l'histoire des guerres. Bon entre parenthèse je le trouve plutôt coulant avec eux, c'est louche. 
J'ai particulièrement aimé les notes de lecture de Napoléon, j'aimerai beaucoup lire d'autres livres annotés par de grandes figures historiques, c'est une belle ouverture sur leur âme. 
Enfin j'ai beaucoup apprécié et été étonnée sur la culture des Druides gaulois ainsi que sur leur approche de la lecture qui me ramène à l'explosion de la lecture virtuelle curieusement. Les druides ne voulaient pas que les jeunes se fient à l'écriture mais ils les poussaient à utiliser leur mémoire en les poussant à apprendre par coeur les textes, leur permettant de s'imprégner de la signification même de ce qu'ils apprenaient. On ne retient pas une information lue une fois au sein des données innombrables c'est à force de répéter que l'on intègre et que l'on apprend. 

p201 Livre VI partie XIV Au sujet des Druides "Les Druides ne vont pas à la guerre ; ils ne contribuent pas aux impôts comme le reste des citoyens ; ils sont dispensés du service militaire et exempts de toute espèce de charge. De si grands privilèges, et le goût particulier des jeunes gens, leur amènent beaucoup de disciples ; d'autres sont envoyés auprès d'eux par leurs familles. Là ils apprennent, dit-on un grand nombre de vers, et passent souvent vingt années dans cet apprentissage. il est défendu de les écrire, tandis que dans la plupart des autres affaires publiques et privées, ils se servent de l'alphabet grec. Je crois voir deux raisons à cet usage : l'une est pour ne point livrer au vulgaire les mystères de leur science ; l'autre pour empêcher les disciples de se fier sur l'écriture, et de négliger leur mémoire. Il arrive, en effet, presque toujours, que l'on s'applique moins à retenir par coeur ce que l'on peut trouver dans les livres. [..]"
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