dimanche 8 janvier 2012

RP HOR A.- La Maison de soie, Anthony Horowitz, Calmann-Lévy, 2011

Grrrrr
L'histoire
Un événement si sensationnel a eu lieu au coeur de Londres que le bon Docteur Watson, biographe officiel et ami du plus fameux des limiers a promis de ne divulguer à personne ce dont il a été témoin avant cent ans. Ainsi dans les coffres de Cox and co sont découverts l'ultime aventure de Sherlock Holmes. 
Un client va demander l'aide de Holmes sur une affaire bien mystérieuse d'un homme qui le poursuivrait et de tableaux volés mais dans le même temps de mystérieuses menaces planent sur les deux plus fameux résidants du 221B de Baker Street. 

Mon avis
Attention deux avis en un. Très bon roman d'aventures pour ceux qui ne connaissent pas l'univers holmésien et réservé exclusivement à ceux qui ne le connaissent pas d'ailleurs. 
En revanche, je ne sais trop quoi dire car si la première partie ne m'a pas plu, la seconde était de meilleure facture voir de très bonne par moment. 
Il m'a fallu arriver à la page 97 pour ne pas périr d'ennui. L'introduction tellement classique qu'elle en devient une mauvaise copie des oeuvres de Doyle, nous plonge dans un rythme planplan au-delà de tout supportable. Nous sommes abreuvés de détails dont nous n'avons que faire, Holmes se serait récrié devant tant de verbiage de son biographe. 
Et tout à coup voilà que le récit change de rythme, quasiment enlevé, la plume d'ailleurs devient meilleure elle se simplifie va droit au but, nous inonde de rebondissements et voilà que tout à coup le soufflé retombe sur les dernières pages, avec une fin à pleurer de classicisme. 
Il est un autre point à sortir de cela : "Bon sang ! Mais qu'est-il arrivé à Watson !". Si j'avais été un personnage de roman (fille de Moriarty ;o) ) j'eus bien volontier épargné des souffrances quotidiennes au génie de Holmes, qui semble patauger dans le marasme quotidien, en assommant le bon docteur. Ce dernier chouine en permanence, traine la patte, bavasse... Mais qu'est-ce donc que cette chiffe molle ? 
Enfin, il me semble qu'Horowitz s'est drosser sur tous les écueils de la reprise de passages écrits par d'autres que lui. 
Je ne sais pas vraiment quoi dire car en effet, je comprends que ce livre plaise à tous les amateurs d'aventure, d'ailleurs je ne boude pas mon plaisir j'ai beaucoup aimé  la partie à partir du chapitre X. Mais que dire d'un point de vue holmésien ? Me voilà bien embarrassée en tout cas car la famille de Conan Doyle a marqué de son estampille ce roman.Mais de ce fait, il me reste le plaisir, de la collectionite aiguë qui est la mienne et qui fait de cet objet-livre un élément remarquable. 
Merci de tout coeur à Clarisse et à Julia d'avoir pensé à moi ! J'ai apprécié et il fait très joli dans ma grande bibliothèque holmésienne, dans laquelle je l'ai exposé comme un trophée sur un lutrin en guise de dernière acquisition. 

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