mardi 12 février 2013

F AGA A.- La nuit a dévoré le monde, Pit Agarmen, Robert Laffont, 2012

Note : Grrrrrrrrr

L'histoire
Une épidémie a transformé tous les êtres humains en zombies, tous sauf un, Antoine. Reclu dans un appartement, Antoine tente de survivre non seulement aux monstres mais peut-être plus à lui. 

Mon avis
En entamant les premiers chapitres j'ai eu peur. J'ai frémi à l'idée de me retrouver face à une mauvaise copie du Je suis une légende de Matheson mâtiné d'une excroissance bubonique venu d'un épisode de Walking dead ou autre film de série B anglais. Malgré mes craintes, le romancier (anagramme de Martin Page peut-être) a su ajouter une pincée de psychologie de bon aloi. "Pit" cite à la fin les romans de Mary Shelley et sait ammener sur la table le fait qu'après tout la monstruosité n'est pas là où on la croit. J'ai beaucoup apprécié cette phrase page 148 "Ils n'hésiteront pas à s'écraser les uns les autres jusqu'à faire une couche suffisamment haute de corps qui leur permettra de m'atteindre. Je ne gagnerai pas à ce jeu. Ils son la foule infinie et sans âme. Ils n'ont pas besoin d'être intelligent pour représenter un danger : leur nombre est leur intelligence." Voilà qui me parle. J'ai trouvé également très malin de montrer Dostoïevski, Stendhal et Jane Austen comme des auteurs de science-fiction et de dire de leurs romans "On y parle d'une humanité qui n'existe plus". C'est une des raisons pour lesquelles j'aime également ces auteurs et la SF-F-FY. 

Autre phrase que je ne résiste pas au plaisir de noter dans l'illusion un jour de m'en souvenir : "J'ai la confirmation qu'on peut se passer des autres : la société est un accessoire dispensable" 

N'y aurait-il pas quelques clin d'oeil au fameux "Guide de survie en territoire zombie" qui m'a faire rire durant une bonne semaine ? 

Bref, ce roman était un chouette bonbon neoapocalypso-romantico-punk, qui plus est écrit de façon efficace à lire par tous à des niveaux différents. 
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