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mardi 27 décembre 2011

SF PRI A.- Le Prestige, Christopher Priest, Denoël, 2001, 1995,

Grrrrrrrr

L'histoire
(Résumé de l'éditeur)

Alfred Borden et Rupert Angier, deux prestidigitateurs hors du commun, s'affrontent dans un duel sans merci. 

Trois générations plus tard, au cours d'une enquête sur une secte, le journaliste Andrew Wesley fait la connaissance de Kate Angier. Elle lui révèle qu'il s'appelle en fait Andrew Borden, et qu'une guerre oppose leurs deux familles depuis la fin du XIXe siècle. Quand Andrew découvre le rôle exact joué par le scientifique Tesla dans toute cette affaire, sa vie en est bouleversée à jamais...


Mon avis
J'ai déjà lu ce livre à sa sortie en France chez Denoël en 2001, j'avais été clairement enthousiaste de sombrer dans un monde oppressant où l'on ne sait pas quel double peu se sortir d'une situation vouée à tourner en rond éternellement, quelques temps après voilà que sort le film de Christopher Nola, auquel j'avais entièrement adhéré également pour d'autres raisons. La construction même scénaristique était tellement différent pourtant, la figure hélicoïde était toujours présente, tellement présente que je l'ai retrouvée par la suite dans tous les films de Nolan. Christopher Priest sait créer des univers ténébreux, étouffants, de fuite éperdues et peuplés de mystères sans clef. J'adore.  Ma deuxième lecture a été tout aussi appréciée, un livre que je peux lire et relire sans me lasser.
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dimanche 4 septembre 2011

SF PRI A.- Le Siècle mécanique T02 : Clementine, Cherie Priest, Ed. Eclipse, 2011

Note : Grrrrrrr

L'histoire
A la poursuite d'un dirigeable qui leur a été volé un petit groupe de pirates de l'air se retrouvent confrontés à bien pire qu'un ricochet sur une bouteille d'hydrogène : Belle. Cette ancienne espionne qui joue de ses charmes aussi facilement que du revolver vient de se faire engager par l'agence Pinkerton afin de gagner sa vie. Sa première mission retarder les pirates, elle fera bien plus que ce qu'on lui a demandé. 

Mon avis
Saga passionnante de l'univers steampunk, décrivant une galerie de personnages hauts en couleur. Les romans de Cherie Priest peuvent se lire séparément mais décrivent tous la même période de 1880 aux Etats Unis-alors que la guerre entre les confédérés et l'union fait rage. J'adore l'ambiance très particulière et les motivations de chacun des personnages, pour l'un c'est se sortir de la misère, pour l'autre courir après son bien le plus précieux, la gloire, l'argent, bref, tout cela contribue à rendre réaliste cette histoire qui se permet tout avec l'Histoire. Ce qui est appréciable en outre c'est l'absence d'histoire d'amour, on se cantonne au strict nécessaire, à des priorités de la vie quotidienne et basta. 
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lundi 3 janvier 2011

SF PRI A.- Boneshaker, Cherie Priest, éd. Eclipse, 2010

Note : Grrrrrrrrr

L'histoire
En 1880, la Guerre Civile fait trembler les Etats-Unis jusqu'au jour où un plus grand séisme encore a raison de Seattle, il se nomme : Boneshaker. Briar travaille comme une damnée chaque jours à l'usine pour essayer de fournir de quoi manger à son fils Zeke. Elle est mal vue par l'ensemble des citoyens, la raison étant qu'elle est la femme de Leviticus Blue, l'homme qui a causé l'apparition du Fléau. Le Fléau est un gaz épais, jaunâtre qui a raison de toute vie.  Zeke, à qui sa mère n'a jamais voulu parler de son père est certain de pouvoir innocenter ce dernier à une seule condition retourner dans l'enceinte de Seattle baignée par les vapeurs méphitiques du Fléau.

Mon avis
J'étais loin d'être conquise d'avance, pour les raisons suivantes : page 5  dédicace de l'auteur, page 6 et 7 suite incohérente de coupures de presse (on se fiche du panégyrique puisqu'on a déjà acheté le livre !) , page 8 carte de Seattle  dont on aurait pu se passer tellement elle explique peu de choses, page 9 et 10 remerciements (bon sang ce que je préfère les remerciements à la fin...), page 11 citation + note du traducteur digne de Proust, 10 lignes de commentaires microscopiques sans point. Enfin page 13 on peut commencer la raison pour laquelle nous avons acheté ce livre ; et puis petit à petit le livre vous apprivoise avec son univers étrange fait de boulons de dents crantées, de zombies, de gaz toxiques et de dirigeables. Pas d'histoire d'amours clinquantes, pas de personnages grotesques, de la finesse partout. Un monde perdu à cause des délires morbides des humains, une ville lugubre à souhait, des maisons comme des quartiers généraux secrets de résistants, des hommes oxydés par la méchanceté ou possédés par un idéal. C'est bien, c'est propre, c'est bon. Rien à dire, tout au plus à recommander à tous les amateurs de steampunk en puissance. En revanche petit bémol pour la maison d'édition qui a laissé passer des dizaines de fautes d'orthographe, y compris des mots mis à la place d'autres...
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